25-07-06
L'agitation des rêves - Comme dans une mort à Venise
photo de Jorge Coimbra
La nuit quelqu'un visite mes rêves
Comme s'il connaissait intimement ma vie
Mes secrets, l'essence de ma sève
Les clefs à retrouver de ma demeure
faite de nénuphar d'aurore
Queslqu'un,
un homme
qui du crépuscule à l'aube
allumerait les lampes
en m'aimant sur les terrasses d'antan
me renvoyant des visions
Rêvant des aigles, des idéaux, des géants
Quelqu'un qui viendrait d'un autre monde
En quête de moi
d'un passé que nous n'avons pas eu ensemble
Quelqu'un qui me ressemble
Emergeant d'un passé
où l'océan et le vent
seraient des tempêtes
qui dévoreraient la raison
Dans d'incontrôlables érections
La magie de l'âme à l'agonie
Oui,
Nous sommes le clair-obscur à trouver
le secret qui nous habite
Dans le triangle du vertige
là où le sang coule
vermeil
Et déjà...
Des grains de sable dansent
et sculptent sur nos corps de nouvelles illusions
Où la couleur et le trait se dénudent
dans la joie d'une émotion
Incandescente et musicale
Comme nos âmes aux éclats de cristal
Quelqu'un visite mes rêves
A l'intérieur de mon corps dévoilé
Lisse et érotique comme un poème
Là où sur les tracés de la lumière
il cherche sa volupté
Puis au réveil, un vide vertigineux...
L'océan s'éloigne
tumultueux
Entre nous deux...
Mais les vagues brûlent
Toujours entre deux feux ensorcelés
Là où l'amour à jamais crie
inconsolé
non consommé...
Puis un homme
Aux allures de géants
sur la plage
apparaît
Hurle le corps du poème
Appelle encore ma peau translucide
Hurle encore
Comme dans une mort à Venise
Etroitement enlacé aux étoiles
Dans la patrie des rêves
Là où habite le désir
Il hurle jusqu'aux aurores
L'amour à mort
L'amour à feu
L'amour
Jusqu'au dernier délire
Notre dernier soupir
Poême d'Alice Machado

















Les voies du coeur
L'Amour, la Poésie, c'est par ce seul ressort que la pensée humaine parviendra à reprendre le large.
André Breton